03 août 2009
Xam'd : Lost Memories
Xam'd : Lost Memories
réalisé par Miyaji Masayuki
Japon : 26 épisodes d'environ 25 minutes - Bones - 2008
Histoire:
"Quand on partait de bon matin. Quand on partait sur les chemins..."
"A bicyclette."
"Salut les nazes !"
"Hum, on dirait qu'elle porte une bombe, elle..."
"Hé, toi ! Ca te dirait de monter dans le bus ?"
"Tiens, prends mon brassard. Et n'oublie pas de tout faire péter, ok ?"
"Ha, ha, on va bien se marrer grâce à moi. Je suis trop un kéké."
"Allah ouakbar... Allah ouakbar..."
"BOUM !"
"Ouah, trop mortel !"
"Gné ?"
"Argh... C'est quoi ce truc dégueux ?"
"Hé ! Qu'est-ce que tu m'as refilé, saleté ?"
"C'est de l'herpès... Et je t'ai aussi repassé mon acné..."
"Regarde... T'as un gros bouton... Juste là."
"Spot."
"Ha, mon Dieu ! Vite, du Biactol !"
"Transformation !"
"Ca craint..."
Critique:
Le logo est bien classe.
Le générique d'intro déchire sa mamie.
Surtout avec la musique ultra pêchue des Boom Boom Sattelites.
Visuellement, c'est juste une immense claque.
Avec de superbes décors...
Et plein de couleurs chatoyantes.
Le design général est assez original et vraiment agréable.
Même si on ne peut s'empêcher de penser un peu à Miyazaki.
En particulier quand Nakiami se déguise en Naussicaä.
Il y a de l'action.
De l'amour.
De l'action.
De l'amour.
Et encore de l'action.
On a droit à une belle brochette de personnages.
La magnifique et christique Nakiami.
Akiyuki et son fameux bras de Popeye.
Les péquenots du coin.
Les méga relous.
La femme forte qui aime astiquer des gros machins...
Et qui n'a pas peur du cliché "gros seins, alcool et cigarettes".
Le père médecin, ancien militaire avec une moustache surpuissante.
La mère business girl qui pleure tout le temps.
La très indécise Haru et ses changements de plan à 180°.
Et Furuichi, l'éternel copain à lunettes frustré de la vie.
L'histoire est globalement intéressante et bien racontée.
Malgré la présence de trop nombreuses et heureuses coïncidences.
Par chance, le final est grandiose et ne trahit pas nos attentes.
En partie grâce à Dame Sannova qui nous explique tout le pourquoi du comment.
Le plus gros défaut de l'animé : tous les personnages ont l'éloquence du Bouddha.
Pour les gamins prophètes albinos, ça passe encore...
Mais lorsque papa et maman se disputent en parlant comme dans un livre...
Qu'une alcoolique nous balance citations sur citations...
Ou qu'une môme de douze ans semble avoir le Q.I d'Einstein...
On se rend compte que trop de style, juste pour le style... ça fatigue.
Néanmoins, on se retrouve tout de même en face d'un grand spectacle réellement captivant.
Dont l'ensemble des épisodes passent comme une lettre à la poste.
Avec une qualité graphique constante et époustouflante.
Et un personnage féminin qui restera dans les mémoires malgré sa forte ascendance Miyazakienne...
La sublime Nakiami (oui, je suis fan).
En somme, on a là un excellent animé qui atteint largement ses différents objectifs : nous divertir en nous en mettant plein les yeux, remuer notre coeur en nous proposant un drame intense et universel, et stimuler notre esprit en nous offrant quelques réflexions sur la vie, l'amour, la guerre et le sacrifice. Que demander de plus ? La perfection ? Une oeuvre culte ? Des notions surévaluées qui nous empêchent trop souvent de profiter en toute légereté de très bonnes productions méritant, elles aussi, amplement notre attention.
"Et maintenant : dodo."
Commentaires
C'est marrant que tu fasses cet article maintenant car j'ai regardé tout l'anime ce week-end.
En tout cas, je suis globalement d'accord avec toi sur ce qui font les innombrables qualités de l'animé (Nakiami est juste trop... trooooooop... *____*).
Par contre sur ce qui me gêne, pour moi c'est plus que pas mal de questions restent en suspens (d'ailleurs oui Sannova explique le pourquoi du comment mais moi je me demande comment elle a eu le pouvoir de réaliser autant de choses).
Enfin bref, très bon divertissement à l'animation au-dessus de ce qu'on peut avoir habituellement!Sirius : En vérité, je suis assez partagé sur cette série, je lui trouve de nombreux défauts mais tout autant, voire plus encore, de qualités. Au final c'est une série oscillant entre de nombreux clichés et de belles inspirations, et qui dans l'ensemble mérite surtout d'être vue pour ses dessins et son animation de qualité, son univers original ou encore pour la superbe Nakiami qui nous offre un merveilleux final. Mais si tu n'accroches pas au visuel, ça te sera d'autant plus difficile de tolérer tous les défauts et autres traitements pas toujours très fins présents au long des 26 épisodes... ou pas. Le mieux c'est que tu essayes : le premier épisode annonce bien la couleur pour la suite du programme ^^
MimS : C'est sûr que tout n'est pas expliqué à la fin de la série, même si on peut comprendre pas mal de choses de nous-même (par exemple, pourquoi les prophètes albinos doivent se faire exploser le bide pour donner naissance à un Xam'd dans le corps d'un inconnu : c'est un acte mélangeant les notions de mort, renaissance, sacrifice et destin - tout ce qui caractérise un Xam'd en soi). Pour Dame Sannova, je ne me suis pas vraiment demandé d'où elle tenait ses pouvoirs, ça fait juste partie du côté fantastique et mystique de l'oeuvre. Bien sûr, on pourrait ne pas être satisfait par ce manque de justification, mais j'ai tendance à croire que tout expliquer et donner une véritable raison d'être à chaque infime élément présent dans un récit, n'arrive au final qu'à alourdir celui-ci plutôt que de le rendre plus captivant.Je suis d'accords sur pas mal de point mais l'anime n'est pas si proche que ca de la perfection. Déjà il y a un gros problème de rythme qui endort n'importe par moment. Ils sont bien gentils de nous montrer Akyuki transformé dès le deuxième épisode car il ne le refait que dans le dernier. Donc presque pas de combats.
Alioth : c'est vrai que d'un point de vue action, l'animé est plus avare que ce que les 2 premiers épisodes ou ma critique ne le laisseraient présager. Mais pour ma part je ne me suis peut-être jamais ennuyé en regardant cet animé, je trouve que le scénario maîtrise plutôt bien les rebondissements et autres relances d'intérêt. Enfin, tout est relatif, certains passages avec les deux méga relous pré-cités m'ont un peu gavé et c'est sûr qu'il existe des séries avec un rythme plus soutenu. Mais pour moi, Xam'd reste quand même dans le haut du panier (la preuve, je l'ai regardé jusqu'au bout quasiment d'une seule traite).
Windspirit : Merci ! Je pense faire encore d'autres articles dans le même style à l'avenir.

































































C'est bizarre, avant les cinq derniers screens et le paragraphe final j'étais persuadé que tu allais descendre la série ^^" Du coup je suis pas très chaud à l'idée de voir le spectacle. J'accroche pas tant au visuel et c'est pas trop mon genre à vrai dire.