Blog d'Etude de la Culture Visuelle Moderne

Ce Blog porte principalement sur les mangas et l'animation japonaise. Vous y trouverez des fiches descriptives euphorisantes et des critiques transcendantales de ces oeuvres marquantes et singulières qui nous viennent du Pays du Soleil Levant.

02 juin 2009

Elfen Lied

Elfen Lied

réalisé par Kanbe Mamoru d'après le manga d'Okamoto Lynn

Japon : 13 épisodes de 25 minutes - Studio Arms - 2004

France : 13 épisodes de 25 minutes - Kaze - 2007

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Histoire:

Sans même lever le petit doigt, Lucy arrache le bras d'un garde, puis le décapite. Une marre de sang recouvre le sol de sa cellule alors qu'elle s'avance lentement, chantonnant un air mélancolique à la fois malsain et réconfortant. Les renforts arrivent et tirent à volonté sur la jeune femme au visage caché derrière un angoissant masque métallique. Aucune balle ne semble la toucher. Les différents membres des agents de sécurité se brisent comme des fétus de paille, leurs têtes explosent, leurs coeurs sortent de leurs poitrines et leurs cadavres mutilés finissent par se mélanger dans une horrible et infâme boullie rougeâtre. Tout doucement, sans aucune pitié, elle massacre tous ceux qui s'opposent à elle. Ecrasant de ses pieds nus les viscères de ses geôliers, traversant impassiblement un océan de chairs sanguinolentes, elle part. La sortie de cet enfer est bientôt proche et avec elle, la liberté. Mais un sniper tire : le masque éclate, laissant apparaître deux petites cornes sous une chevelure écarlate. Lucy tombe du haut d'une falaise et se fait engloutir par les vagues tumultueuses d'une mer déchaînée. Après de nombreuses années, Kouta revient à Kamakura, où il n'avait pas remis les pieds depuis la mort de sa petite soeur Kanae. Il se promène sur la plage aux côtés de Yuka, sa cousine, quand une mystérieuse inconnue, entièrement nue, se retrouve soudainement en face d'eux. Du sang coulant sur ses yeux aussi rouges que ses longs cheveux, avec ses étranges cornes lui donnant l'apparence d'un démon ou d'un habitant d'une lointaine galaxie, celle-ci semble égarée, totalement perdue. Un son bizzaroïde sort alors de sa fine bouche tremblante : "Nyu ?"

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"Nyu ?"

Critique:

Vous l'aurez compris, suite à l'utilisation abusive de la couleur rouge dans les lignes précédentes, Elfen Lied n'est clairement pas à mettre entre toutes les mains. Mais au delà des simples effusions d'hémoglobine, néanmoins très fréquentes (le sang dévérsé tout au long des 13 épisodes ne se compte plus en litres, mais en piscines olympiques), la série fait surtout la part belle à une violence psychologique des plus troublantes. S'intéressant tout particulièrement aux divers traumatismes de l'enfance, au sentiments de rejet, de colère, d'injustice et d'impuissance devant l'horreur d'une réalité insoutenable, Elfen Lied regorge de scènes choquantes, voire bouleversantes (l'épisode 5, racontant la triste histoire de la pauvre Mayu, m'a presque fait pleurer - un peu), où le terrible engrenage de l'incompréhension, de la peur et de la haine de l'autre, ne semble avoir malheureusement aucune limites. Même l'amour, dernier espoir de rédemption pour des personnages désespérés aux vies brisées, est ici teinté par l'ombre d'un malaise inexplicable et omniprésent, comme le chant métaphorique et angoissé d'un coeur/choeur prédisant la venue d'une inévitable tragédie. Le fantôme d'Oedipe n'est jamais loin, et avec lui s'avance inexorablement le cortège mortuaire de nos rêves éventrés, non par les dieux, mais par les hommes et leur dramatique désir d'être aimé. Si dans bien des cas, la souffrance est un stade nécessaire de notre évolution personnelle, une marche essentielle de l'escalier de nos vies, dans Elfen Lied, celle vécue par les différents protagonistes de ce drame cauchemardesque est d'une telle intensité qu'elle ne peut que les enfermer dans une sombre prison aux murs suintant de peine et de désolation. Bien sûr, certains arriveront à s'en échapper, d'autres pas, mais pour chacun d'entre eux, leurs âmes meurtries porteront éternellement les cicatrices de leurs horribles tourments : un vide sans fond, à jamais gravé dans leurs larmes et leurs sourires, leur passé et leur avenir.

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"Nyu."

Mais tout n'est pas noir (ou rouge) dans Elfen Lied. A la manière de son personnage central, la terrifiante Lucy qui, ayant perdue la mémoire, devient la douce et innocente Nyu (naturellement appelée ainsi par Kouta, en raison du seul mot que cette dernière sache prononcer : "nyu"), la série jongle constamment entre deux registres totalement opposés, quasiment antithétiques : d'un côté la violence exacerbée d'affrontements sanguinaires et de chocs psychologiques d'une rare intensité, de l'autre le romantisme et l'érotisme presque bon enfant d'une comédie harem à la Love Hina, accentués par la naïveté touchante de certains personnages (Nyu en tête). Si le mélange peut sembler incongru et la séparation entre les différents genres trop tranchée (Lucy retrouvrant fréquemment et soudainement la mémoire avant de redevenir aussi subitement l'inoffencive Nyu, d'un instant à l'autre), force est de contaster que ce contraste pertinent sert le propos de l'oeuvre avec une efficacité redoutable. En effet, bien plus qu'une simple astuce voulant renforcer l'impression de froideur terrifiante se dégageant de la mystérieuse Lucy, Nyu est avant tout le symbole même de l'enfance, dans sa pureté immaculée encore vierge de toute souillure extérieure. Elle est le nourrisson au sourire lumineux pour lequel les portes du paradis sont automatiquement ouvertes, bien au delà des conceptions triviales de bien ou de mal, de Dieu ou de Diable. Elle est, non pas ce que Lucy aurait pu devenir, mais ce qu'elle était réellement, à l'origine : une simple page blanche. Aux côtés de cette entité schyzophrène, dans un jeu de miroir intelligent, le jeune et bon Kouta se bat sans relâche pour ne pas se transformer en l'inéluctable conséquence matérielle des sombres événements de son sordide passé. Il lutte contre lui-même afin de ne pas tomber dans l'interminable fossé de sa propre douleur, afin de ne pas devenir comme Lucy, justement. Et chez lui aussi, un tel affranchissement vis à vis de son histoire personnelle, ne pourra se faire que dans le déni total de cette dernière : un traumatisme enfoui dans les bas-fonds de son subconscient pour le reste de sa vie, ou du moins, jusqu'à ce qu'une explosion de sang ne vienne finalement déterrer les cadavres cachés dans les méandres de son esprit épuisé. Sur ce point là, Kouta est d'ailleurs l'un des rares "héros" (entre parenthèses, car le pauvre bougre a bien plus souvent des allures de victime larmoyante que de fier sauveur de la veuve et de l'orphelin) dont l'extrême gentillesse est enfin véritablement justifiée par son vécu, loin des clichés de bravoure innée et immortelle des figures récurrentes de shônen (où le premier lycéen venu ne demande qu'à révéler à la face du monde son immense potentiel de superbe agneau chrétien sur l'autel de l'amitié, nouvelle religion universelle et méconnu revival épicurien à la sauce nippone). Autour de ce couple shakespearien en puissance (car pour finir le tableau, l'amour va évidemment mettre son grin de sel dans ce magnifique noeud de névroses), les autres protagonistes comme Yuka et Mayu, ou encore Nana, une demoiselle aux cheveux violets et aux pouvoirs semblables à ceux de Lucy, sont tous, eux aussi, dans un rapport conflictuel avec leur moi profond. Sans en dévoiler davantage, on peut dire que cette confrontation avec notre autre moi - celui que l'on est plus, celui que l'on aurait pu être, celui que l'on voudrait être - est vraisemblablement au centre de la réflexion proposée par Elfen Lied au fil de ses divers épisodes. Même dans la thématique habituelle de la tolérance, ici présente, on retrouve ce questionnement existenciel et individuel : car rejetter la différence de l'autre, n'est-ce pas supprimer le moi initial de cette personne en le forçant à devenir un moi générique facilement identifiable ? Et n'est-ce pas aussi agir de même avec notre propre moi, consolidant ainsi les maillons d'une chaîne sociale uniforme nous liant les uns aux autres ? Mais un tel procédé n'est-il pas d'ailleurs nécessaire au bon fonctionnement de n'importe quelle société, de n'importe quel groupe qui soit ? Si le sacrifice de "un pour tous" peut généralement nous apparaître comme allant de soi, Elfen Lied se fait alors une joie de nous montrer les dangers inhérents à cet arbitraire système de pensées, surtout dans un monde où la réciproque ("tous pour un") n'est plus qu'une formule creuse et insignifiante. Interrogations ô combien actuelles, et ô combien japonaises !

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"Nyu..."

Avec tous ces aspects positifs, Elfen Lied aurait pu être un véritable petit bijou, un diamant brut étincelant de mille feux au milieu de la foule d'oeuvres identiques et insipides qui envahissent trop souvent notre chère et tendre culture visuelle moderne. Et à la vue du superbe générique d'introduction de la série (sublime chant biblique sur de splendides images reprenant Le baiser de Klimt), on aurait bien envie de croire que nous sommes effectivement ici en face d'une oeuvre unique et somptueuse, flirtant lascivement avec la plus intouchable des perfections. Mais la dure réalité nous rattrape bien vite et nous ne pouvons plus, dès lors, que baisser les yeux devant l'incontestable évidence : le concept initial d'Elfen Lied - mélanger des opposés - s'applique aussi malencontreusement à la qualité générale de l'oeuvre. Ainsi, le trés bon, voire l'excellent (tout ce dont j'ai parlé jusqu'à présent) se retrouve à côtoyer perpétuellement le très mauvais, voire le médiocre : animation parfois faiblarde, dessins pas toujours au top, personnages inutiles et insupportables (l'exécrable Bando), développements scénaristiques hasardeux (le très moyen épisode 7 avec la rencontre Nana/Bando - encore lui - par exemple), incohérences flagrantes (en tout cas pour moi, mais je ne peux rien dire sur le sujet par peur de spoiler de futurs spectateurs), réutilisation à outrance d'un seul et même thème musical (néanmoins fantastisque, mais quelques autres musiques tout aussi bien composées n'auraient pas été superflues) ou autres imperfections mineures, ne cessent de nous faire imaginer l'oeuvre que nous aurions pu adorer, mais qui n'est cependant pas celle qui nous est ici présentée... dommage. Alors que, face aux problèmes directement liés à la confrontation entre deux univers complètements différents (l'atmosphère très lourde mise en place, amenuise assurément et considérablement le résultat des rares tentatives humoristiques), la série aurait dû faire preuve de génie sur tous les autres points afin de faire passer l'étonnante pilule le plus aisément possible, Elfen Lied est au contraire plombée par de trop nombreuses erreurs de traitement et autres lacunes techniques, nous décevant d'autant plus, tant le potentiel de l'ensemble était originellement prometteur. Mais ne vous y trompez pas, on reste malgré tout en face d'une oeuvre à part et véritablement agréable (après chaque épisode, on ne peut résister à l'envie de se jeter immédiatement sur le suivant) que je conseille sans retenue à tous ceux qui voudraient vivre une expérience puissante et hors du commun. Seulement, après un premier visionnage déjà teinté de subtils regrets, ce n'est pas sûr que l'on voudra par la suite, l'effet de surprise passé, se replonger dans le récit tortueux et mélancolique de ces chants elfiques (traduction du mot allemand "elfenlied").

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Commentaires

    Et moi qui comptait en parler incessamment sous peu, tu m'as doublé pour le coup =) (on peut pas être au four et au moulin en même temps non plus).

    A part Bando, que t'as l'air de détester, quel personnage qualifierais-tu d'inutile ? Ils ont tous un rôle à jouer dans cette histoire même la cousine niaise du héros ou le chien de Mayu...alors qui ?

    Posté par Helia, 02 juin 2009 à 01:52
  • Toutes mes félicitations ! Tu as parfaitement décrit la série, l'analyse est pertinente et intéressante.
    Tu as su décrire les (très) bons côtés tout en sachant l'équilibrer avec les (très) mauvais côtés de la série.
    Une bonne critique !

    Posté par nautawi, 02 juin 2009 à 12:11
  • Ah Elfen Lied, un anime comme on aimerait en voir plus souvent. Il est à la fois dramatique, profond, violent et touchant; bref j'ai adoré, même si certaines scènes sont quand même un peu dures à avaler, c'est un peu cru par moment toute cette violence.

    Mayu c'est qui déjà ? la petite fille qui n'a plus de foyer ? Cette petite m'a fait verser une larme car elle n'a vraiment pas eu de chance dans sa vie J'aime aussi beaucoup Nana, et son combat contre Lucy est dur à digérer aussi.

    Bref Elfen Lied c'est un anime pas comme les autres, un anime qui a osé aller là où toutes les productions actuelles n'iront peut-être plus jamais, et c'est fort dommage car à mon sens toucher le cœur du spectateur est une chose importante, seulement les studios ne doivent pas l'entendre de cette oreille :p

    Posté par Jack, 02 juin 2009 à 13:20
  • Nautawi : merci beaucoup pour ton commentaire ^^

    Helia : désolé de t'avoir devancé sur ce coup :p
    Sinon, pour les persos inutiles je n'avais pas vraiment développé par peur de trop spoiler dans l'artcile, mais voilà :

    ATTENTION, GROS SPOIL QUI TÂCHE, A NE LIRE QU'APRES AVOIR VU LA SERIE - d'un point de vue purement scénaristique Bando aurait carrément pu être remplacé par un soldat générique, sans nom ou personnalité, cela nous aurait peut-être évité son inintéressant retour où il se retrouve à attendre 5 épisodes sur la plage pour finalement se faire éclater en 2 secondes, comme la première fois. Son côté psychopathe débile ne sert en rien l'histoire si ce n'est que pour surligner d'une manière grossière que le vrai monstre n'est jamais celui qu'on croit (chose inutile car déjà bien mieux amenée de différentes et autres manières dans la série). Dans le même genre, l'assistante du prof diclonius qui veut biiiip Lucy est un personnage extrêmement bancal : elle a un côté ultra détaché par rapport aux situations qu'elle vit, ce qui vise certainement à la rendre originale mais, son utilité scénaristique étant quasiment nulle, on a vite l'impression que sa personnalité n'est qu'une illusion simpliste, un artifice gratuit qui permettrait aux critiques de dire "dans Elfen Lied, même les personnages secondaires sont profonds". Du coup ses rares scènes sont déjà de trop (quand elle est au téléphone et explique - à qui ? - d'une façon blasée qu'elle est emprisonnée depuis plusieurs jours, sans pouvoir se laver, après s'être fait tirée dessus : c'est pas drôle, pas captivant, ça ne sert pas l'histoire ni l'ambiance générale). Je devine que le traitement et l'utilisation d'un tel personnage est surement plus profond dans le manga d'origine, mais cela ne justifie pas sa place dans cet animé de seulement 13 épisodes (car dans une adaptation, il vaut mieux enlever ce genre d'éléments que l'on aura pas vraiment le temps de développer plutôt que de produire un truc bâtard qui ne plaira ni aux fans ni aux novices - ce que Peter Jackson a bien compris, quoi qu'en disent les hardcore fanboys du SDA). Dans le même ordre d'idées, ma plus grande déception dans cet animé concerne sans doute le retour de Nana, dont la mort m'avait énormément touché : son histoire nous montrait une autre facette des conséquences terribles du pouvoir qu'ont les adultes (ou le groupe en général, dans l'histoire de Lucy) sur l'évolution de leurs enfants. Un faux père utilise la faiblesse psychologique de cette pauvre gamine innocente afin de lui faire endurer et exécuter les pires atrocités (le rapport Nana/Kurama, plus complexe que ce que l'on pouvait croire au début, est d'ailleurs très touchant et intelligent), ce qui aura pour conséquence la mort de cette dernière, son sacrifice pur et simple (un très grand moment). Mais, comme pour nous ôter ce moment de grâce, voilà qu'on nous ressuscite la petite Nana. Et là c'est le drâme : depuis son retour, elle ne sert plus à rien (comme Bando qui revient au même moment - argh, l'épisode 7). On pourrait dire qu'elle à un nouveau rôle, celui de la diclonius qui a du mal à s'adapter, mais pourquoi lui donner ? Lucy le porte déjà très bien. Alors, peut-être celui de l'orpheline qui cherche et trouve un foyer, celle qui va pouvoir avoir la vie que Lucy n'aura jamais (son passé étant trop lourd de conséquences) ? Mais Mayu fait déjà ça parfaitement. Elle ne devient alors plus qu'un personnage un brin comique, un outil superficiel pour renforcer l'aspect Harem de la série, dommage. De même, dans le manga, son retour doit probablement permettre des évenements assez prenants, mais la série n'a pas le temps d'aller jusque là, alors autant laisser cette pauvre Nana dans sa tombe, non ? - FIN DU GROS SPOIL QUI TÂCHE.

    Mais ne va surtout pas croire que je considère ces imperfections comme horribles, j'ai adoré Elfen Lied ! Mais, comme je le dis dans mon article, la série aurait pu être un des plus beaux bijoux qui soit, sans tous les soucis que j'ai cité (persos mal traités donc, mais aussi des incohérences sur lesquelles je ne vais pas m'étendre, plus de place). Voilà ^^

    Posté par Deuz, 02 juin 2009 à 21:46
  • Il ne faut pas perdre de vue que l'anime est adapté d'un manga. Comme toute adaptation, elle ne suit pas toujours exactement l'original, et surtout, la fin est complètement différente.

    De plus, beaucoup de points qui me semblent importants dans le manga sont à peine survolés dans son adaptation animée, d'où parfois des incohérences.

    Certes, Bando reste Bando, mais il trouve dans le manga un moment d'utilité qui n'est pas présente dans l'anime.

    Posté par Nagadum, 05 juin 2009 à 19:14
  • Nagadum : //ATTENTION RE-GROS VILAIN SPOIL DANS CE QUI VA SUIVRE// c'est justement ce dont je parlais dans le commentaire du dessus. Une adaptation n'est pas un simple portage, elle peut supprimer ou rajouter des éléments qui n'étaient pas dans l'oeuvre d'origine dans le but de rendre celle-ci plus adaptée à son nouveau format et à l'intention du réalisateur. Dans un tel cas, je ne reproche pas l'existence de personnages comme Bando au manga, mais bien à l'animé. Quitte à ne pas prendre le temps de développer un tel personnage dans la série de la même manière qu'il été (peut-être) dans le manga, autant le supprimer, ou du moins changer son rôle pour que sa présence garde un certain sens et un véritable intérêt dans cette nouvelle oeuvre à part entière. C'est ce que je reproche au retour de Nana dans la série (voir plus haut), car cet évenement qui a surement une réelle utilité dans le manga n'en a plus autant dans la série, vu le traitement différent de cette dernière (histoire abrégée, fin changée). Quitte à modifier des choses dans une adaptation (ce que je trouve totalement nécessaire - cf exemple SDA, toujours dans mon précédent commentaire), autant changer les bonnes. Après ce n'est que mon opinion personnelle et je comprendrais parfaitement que certains fans du manga auraient râlé de ne pas voir Bando, ou bien que Nana meurt réellement (mais cela aurait aussi pu être une bonne surprise pour eux, une nouvelle vision redonnant un surcroît d'intérêt à ce drame qu'ils connaissaient déjà).

    Posté par Deuz, 06 juin 2009 à 00:21
  • Excellent

    Excellente critique, bien écrite ! Je ne suis pas d'accord sur tout.
    Par exemple le rôle de Bando est tout sauf inutile. On le voit malheureusement mieux dans le manga que dans l'animé. Il est un véritable père de substitution pour Mayu en la protégeant notamment contre des sales types qui en voulaient à sa chair...
    Bando est en fait la représentation de l'homme "sain" dans cet animé. Il obéit à une morale (honore ses promesses et ses quittances envers les autres), il laisse éclater sa colère quand il le faut plutot que de la contenir et devenir un monstre. Il EVOLUE en bien et ça c'est un point qu'il faut pas négliger.

    Tu pouvais aussi t'intéresser de la symbolique très présente dans l'animé. L'horloge qui symbolise l'état mental de Lucy (elle sonne à la fin alors qu'elle est cassée pendant tout l'animé). La peinture de Klimt représentant Danaé alors Kanaé ( bizarre la ressemblance des prénoms, non ?) alias Lucy alias Nyu est la seule de son espèce à pouvoir procréer de manière naturelle et est par conséquent la mère de la future espèce dominante. Et bien d'autres ^^...

    Pour la suite, il faut lire le manga. L'animé ne traite que d'un tier de l'histoire et comporte de nombreuses erreurs dans l'intrigue. (SPOIL : comme le directeur Kurama qui ne meurt pas dans l'explosion et qui suivra Lucy jusqu'à la fin du manga, Kouta qui en réalité n'est pas aussi gentil, il en veut A MORT à Lucy et la déteste. Il la supporte uniquement parce qu'ils étaient amis et qu'il ne souhaite pas entrer dans le conflit. Elfen lied est en lien avec un poème dans le manga et il n'est pas question de boîte à musique.)

    Posté par Sensei, 03 novembre 2015 à 09:48

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