Blog d'Etude de la Culture Visuelle Moderne

Ce Blog porte principalement sur les mangas et l'animation japonaise. Vous y trouverez des fiches descriptives euphorisantes et des critiques transcendantales de ces oeuvres marquantes et singulières qui nous viennent du Pays du Soleil Levant.

09 avril 2009

Ponyo sur la Falaise

Ponyo sur la Falaise

écrit et réalisé par Hayao Miyazaki

Long métrage - 1h41 minutes - Studio Ghibli

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Histoire:

Sôsuke, un petit garçon de 5 ans avec une coupe de cheveux bien naze (au bol et la nuque rasée), trouve sur la plage un bocal avec une mystérieuse créature coincée à l'intérieur : étrange mélange de poisson rouge et de Corky féminin, Ponyo est en fait la fille de la (super sexy) Déesse de la mer et de Fujimoto, un magicien qui boit des liqueurs pas très catholiques à longueur de journée. Découvrant la terre ferme, la petite Ponyo va très vite tomber amoureuse de deux choses : Sôsuke et le jambon. A peine commencée, son idylle se termine malheureusement et subitement lorsque son père la retrouve et l'enferme dans un palais sous la mer. Elle décide alors de s'échapper et de devenir humaine pour pouvoir draguer Sôsuke et manger plein de jambon, jusqu'à s'en faire péter le bidon !

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"Miam ! Le jambon, c'est bon pour mon bidon !"

Critique:

10ème film de Hayao Miyazaki, petit papi de 68 ans que l'on ne présente plus (tant pis pour les incultes), Ponyo sur la Falaise est tout simplement, à ce jour et à mon humble avis, le plus grand chef-d'oeuvre du réalisateur. Proclamer une telle chose à propos d'un tel artiste peut s'avérer extrêmement dangereux : le maître n'est pas à son premier coup d'essai et la quasi totalité de ses films sont des petits bijoux de perfection entre lesquels il nous serait bien difficile d'établir un classement objectif. Serais-je donc un imbécile de première, en criant d'entrée de jeu que Ponyo sur la Falaise mérite, pour moi, la première place dans la filmographie du vieux japonais ? Pas si l'on fait attention aux mots qui sortent de mon clavier bon marché (mais néanmons assez ergonomique, je ne me plains pas) : "à mon humble avis" ou "pour moi" sont, comme vous le savez, des expressions mettant en avant la subjectivité d'un jugement et l'énonciation d'un tel point de vue n'est en rien incompatible avec l'impossibilité d'émettre un avis similaire de manière objective. Au contraire, notre incapacité à parler objectivement force même directement notre positionnement subjectif. Ainsi, la plupart des films de Miyazaki atteignant tous de tels sommets dans le monde de l'animation japonaise (et donc de l'animation en général), notre seule chance de pouvoir les départager est donc de le faire subjectivement, selon notre propre sensibilité, en observant l'intensité de résonance qu'il y a pu avoir entre telle ou telle oeuvre et notre perception des choses, notre vécu, notre inconscient : notre être tout entier. C'est en gardant de telles considérations à l'esprit, que je vais à présent essayer de vous faire partager l'enthousiasme, l'émerveillement et la profonde admiration qu'a suscité en moi le dernier film de l'un des plus grands génies artistiques de notre époque.

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"A l'abordage, moussaillon !"

En premier lieu, commençons avec le magnifique enrobage de cette délicieuse sucrerie qu'est Ponyo sur la Falaise. Le film prend une direction artistique assez différente de celle des dernières oeuvres du maître et même si l'on reconnaîtra immédiatement la patte unique de papi Miyazaki, on remarquera qu'à l'inverse du Voyage de Chihiro ou du Château Ambulant, le dessin se veut plus simple, moins détaillé, comme un retour aux travaux d'origine du Studio Ghibli. Réduisant au minimum les effets d'ombres et de lumières sur les personnages, épurant au maximum chaque élément de tout trait superficiel, avec des couleurs éclatantes et solaires, la moindre image nous semble alors plus claire qu'un ruisseau de montagne en plein été (c'est beau). Alors que de l'autre côté de l'océan, justement, la course à la surenchère technique n'en finit plus (le travail de Pixar étant néanmoins admirable et inattaquable), le Dieu vivant de l'animation japonaise se transforme en un punk à lunettes portant magistralement sur ses frêles épaules le triomphant étendard d'une rebéllion en deux dimensions (je sais, j'exagère un peu). Quant à l'animation, elle n'a jamais été si fluide, si douce, si rapide, si parfaite. Bizarrement, après une scène d'introduction magnifique à s'en décrocher la machoire, cette dernière (ma machoire) est pour ma part littéralement tombée à terre lors d'un passage a priori des plus anodins : la première apparition de Sôsuke, descendant le long de la falaise jusqu'au bord de mer. Ses mouvements étaient tellement gracieux et réalistes à la fois, que le petit garçon, tel un Pinocchio des temps modernes, a réellement semblé prendre vie sous mes yeux. Toute personne s'intéressant un tant soit peu à l'animation, au réel travail qu'est celui de faire bouger un être fictif en dessinant chaque fraction de seconde de ses moindres mouvements et connaissant tout le talent que nécessite cet art, ne pourra que se sentir tout petit devant le génie des animateurs du Studio Ghibli (bien sûr, à l'inverse, je comprendrais totalement que la plupart des gens ne voient dans cette scène rien de plus qu'un gamin en train de marcher et me prennent, du coup, pour un inquiétant psychopathe). Et que dire de l'énormissime passage de la tempête, avec la voiture de Lisa, la jeune mère de Sôsuke, roulant à toute allure, poursuivie par de gigantesques vagues sur lesquelles court gaiement la petite Ponyo devenue humaine ? Qui aurait pu croire, à l'ère de la révolution numérique, que l'animation traditionnelle était capable d'un tel spectacle ? Malgré tout, il y en aura forcément certains, ceux qui ne différencient pas dessin et animation, pour dire que ce film est moins beau que Le Château Ambulant ou une autre oeuvre antérieure de Miyazaki, mais ce sera alors seulement parce que le style épuré, ici proposé, leur plaira tout simplement moins que celui auquel ils étaient habitués. Car l'animation est, elle, réellement supérieure à celle de tous les travaux antérieurs du studio. Personnellement, je suis entièrement en accord avec ce choix artistique, un dessin moins chargé et une animation plus léchée, ce qui est parfaitement cohérent avec le propos du film et l'atmosphère qui s'en dégage, et j'espère que les prochains films de papi continueront sur cette voie (enfin, j'espère déjà que papi fera encore d'autres films).

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"Maman, y a un monsieur qui me regarde et qui bave quand je marche."

Après avoir dévoré tout le chocolat craquant à la surface de la friandise, passons maintenant au coeur onctueux et caramélisé de celle-ci, son contenu. L'histoire d'amour du courageux Sôsuke et de la turbulante Ponyo peut honnêtement se résumer en quelques lignes, ce en quoi l'on pourra peut-être voir une trop grande simplicité et décider, par la même occasion, de cataloguer cette oeuvre comme une pièce mineure de la filmographie du réalisateur, uniquement destiné à un public en couches-culottes. Certes, Ponyo sur la Falaise est avant tout un film pour enfants et pour être franc, mon seul regret face à cette oeuvre magnifique, est de n'être justement plus un petit garçon et de ne pas avoir eu la chance d'en profiter dans mon plus jeune âge ; mais cela ne veut pas dire que son message soit hermétique et inaccessible aux adultes. Au contraire, Hayaho Miyazaki a toujours insufflé à ses oeuvres un sens profond permettant plusieurs lectures et degrés d'appréciation pour leurs spectateurs. Certaines choses qui toucheront les enfants, d'une manière directe, presque inconsciente, n'éveilleront peut-être rien de spécial chez des adultes mais à l'inverse, les différentes réflexions et visions que propose ses films sur des thèmes qui lui sont chers, auront plus de chance d'être perçues par ces derniers. Dans cet ordre d'idées, Ponyo sur la Falaise est, à l'inverse d'un film tel que Princesse Monomoke, une oeuvre totale. Je veux dire par là que, dans ce film, il n'y a pas une différenciation de discours à destination de telle ou telle tranche d'âge : on y trouve un seul et unique propos compréhensible et appréciable pour tout le monde. On me retorquera que c'est évident, qu'un adulte peut forcément comprendre le message d'un film pour enfants alors qu'à l'inverse, un enfant perdra inévitablement une partie de celui que l'on peut trouver dans un film pour grandes personnes. C'est vrai (et c'est d'ailleurs pourquoi j'ai tendance à préférer les films les plus enfantins du Studio Ghibli) mais cet élément, pris en soi, n'est néanmoins pas suffisant pour parler d'oeuvre réellement destinée aux deux publics. C'est ce que l'on peut voir avec la plupart des films dits "pour la famille" et qui n'ont en vérité que les personnes de moins de 12 ans pour cible directe. Je m'explique : si un adulte peut parfaitement comprendre un film pour enfants, il n'est cependant pas réceptif aux mêmes choses que ces derniers. Ainsi, vu que comprendre n'est pas ressentir, il peut suivre l'histoire d'un navet tel que Des mouches dans l'espace sans pour autant être assailli une seule seconde par l'un des divers sentiments qu'éprouveront nos chères têtes blondes face au même produit (on parle de "produit" pour ce genre de bouses cinématographiques). C'est là toute la différence avec les films de Miyazaki, dont Ponyo sur la Falaise, sur ce point précis, est à mon avis le meilleur représentant : en ne prenant pas, d'une part, les enfants pour des singes débiles prêts à avaler n'importe quelle daube mais en les considérant comme des êtres intelligents et sensibles (bien plus que nous d'ailleurs, pauvres vieux péquenots que nous sommes) et en faisant toujours attention, d'autre part, à créer des personnages profonds, des histoires universelles et des situations réalistes (bien que fantastiques) et dramatiquement assez fortes pour éveiller l'intérêt de n'importe quel adulte n'ayant pas un coeur de pierre ; le film peut alors véritablement toucher tous les spectateurs, de plusieurs manières différentes mais avec autant de force pour chacune d'entre elles, un peu comme une seule et même histoire traduite en plusieurs langues à la fois. Pour le dire plus simplement et l'illustrer concrètement : avec Ponyo sur la Falaise, les enfants deviennent plus grands, les grands retrouvent leur âme d'enfant, et tout le monde est content.

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"t'en vas pas l'ami, c'est pas encore fini !"

Au vu de tout ce que je viens de dire, on comprendra pourquoi j'ai tant voulu appuyer sur le caractère subjectif de mon jugement en début d'article. On ne peut objectivement pas placer des films tels que Nausicaä, ou Princesse Monomoke, en dessous de Ponyo sur la Falaise pour la simple raison que leur complexité et la dureté de leur propos les rendent plus difficilement accessibles à toutes les tranches d'âge. Je suis moi-même, cela va de soi, un immense fan de ces deux oeuvres magistrales et c'est pour cela que je mets un point d'honneur à préciser que dans le dernier film de mon gentil papi, l'ambiance si particulière et la nouvelle façon, plus légère, dont ont été traités des thèmes déjà maintes et maintes fois évoqués dans ses travaux précédents, sont ici en parfaite adéquation avec "ma" propre sensibilité. Je suis quelqu'un qui a toujours marché à la carotte et non au bâton, en ce sens Ponyo sur la Falaise est comme une énorme carotte pour moi (ou une énorme tranche de jambon pour Ponyo elle-même). En effet, le film ressemble à une immense fenêtre, grande ouverte sur un monde merveilleux et idyllique : un village presque parfaitement intégré à la nature qui l'entoure, avec cette adorable petite maison sur la falaise, des gens amicaux et altruistes vivant en totale harmonie, toutes générations confondues, et pour finir une magie omniprésente, mélange de religion animiste et de civilisation perdue, perturbant joyeusement nos repères et nous donnant l'impression de vivre un rève éveillé. C'est comme si l'on nous disait "voilà le bonheur, à toi d'agir si tu veux l'obtenir !" Méthode ô combien positive et ô combien plus motivante, dans mon cas, que son opposé "voilà le malheur, à toi d'agir si tu ne veux pas y tomber !" Il est vrai que l'on trouve tout de même dans le fillm quelques allusions aux problèmes écologiques, thème que l'on sait très important aux yeux de mon grand-père (adopte-moi, Miyazaki !), mais celles-ci sont très subtiles et s'apparentent plus à un simple rappel qu'au cri d'alarme désespéré d'un Princesse Monomoke. Ici, lorsqu'on voit Fujimoto se prendre en pleine poire des détritus flottants à la surface de la mer, c'est comme si l'on nous disait qu'aucun monde n'est vraiment parfait et qu'il nous faudra toujours travailler, toujours rester vigilant pour atteindre, conserver et préserver cet équilibre vital, essence du bonheur sur terre, véritable condition sine qua non à la réalisation d'une vie heureuse sur notre chère planète bleue.

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"Plus vite ! Y a des promotions sur le jambon !"

Il ne reste plus qu'à préciser une dernière petite chose : pourquoi est-ce que Ponyo sur la Falaise me semble meilleur que les autres films du même genre de Miyazaki, comme Mon Voisin Totoro par exemple ? Et dire qu'à l'origine, je ne suis pas du genre à faire des comparaisons : j'ai même toujours pensé que l'on pouvait aimer avec autant d'intensité deux choses totalement opposées. Mais que m'arrive-t-il alors ? Lorsque que je suis rentré chez moi, après avoir vu Ponyo sur la Falaise, sans que j'y réfléchisse, j'ai soudainement pensé : c'est le meilleur film de Miyazaki, juste devant Le Château Ambulant. En essayant d'analyser le pourquoi du comment de cette idée saugrenue, ma première réponse fût de me dire que c'était simplement une question de mémoire, que ces deux films faisant partis des derniers que j'avais vu, ils étaient automatiquement ceux qui me revenaient en tête en priorité, passant ainsi devant tous les autres dans mon esprit et, par analogie, dans mon coeur. Mais si cette hypothèse pouvait être valable pour le dernier long métrage du barbu bigleux aux cheveux blancs, ce n'est plus le cas en ce qui concerne l'oeuvre précédente. En effet, ça faisait un bon moment que je n'avais pas vu Le Château Ambulant, contrairement aux classiques Porco Rosso, Mon Voisin Totoro et Le Voyage de Chihiro, revisionnés assez récemment. Il m'a alors fallu scruter le problème plus miticuleusement, notamment au moyen d'une comparaison directe entre Ponyo sur la Falaise et Mon Voisin Totoro, très proches sur bien des points : les deux films ont pour personnages centraux des enfants, un côté fantastique et un côté réaliste, un message écologiste ou encore un scénario tenant dans un mouchoir de poche. A priori, à part le fait que l'un a pour cadre la forêt et l'autre la mer, rien ne semble les différencier... sauf quelques détails. Mais ces détails, ce sont justement eux qui me font me pencher vers l'océan des aventures de Sôsuke, avec sa coupe de cheveux ringarde et sa petite copine poisson rouge. Pêle-mêle, voici une liste non exhaustive de ces petites choses qui m'ont complètement émerveillé : Toki, la mémé pas toujours agréable mais forcément adorable et qui dépasse enfin les quasi clichés de la grand-mère gaga toujours souriante ou de l'hystérique plus énergique qu'un écureuil sous cocaïne ; la relation amoureuse pure et innocente entre Sôsuke et Ponyo, dont le platonisme (enfin presque) est pour une fois justifié par leur très jeune âge ; le personnage de Lisa, jeune mère à la fois forte et faible (lorsque Kôichi, son Popeye de mari, reste en mer plus longtemps que prévu) comme une vraie femme, loin des habituelles figures maternelles parfaites et sous anti-dépresseurs (dont ce qui s'en approche le plus, ici, est la Déesse de la mer, soit un être fantastique) ; la délicieuse Ponyo, si espiègle et douce à la fois, avec notamment la scène du bébé où l'on peut voir qu'elle deviendra une humaine formidable, peut-être même une mère exemplaire ; et enfin Sôsuke, courageux et intelligent mais pleurant comme le petit garçon qu'il est lorsqu'il se fait du soucis pour sa môman, son seul point de repère, son phare lumineux au milieu d'un océan noir comme la nuit. Evidemment, Mon Voisin Totoro n'est pas dénué de qualités et de personnages très bien construits (ça restera à jamais un des films qui ont le plus marqué ma jeunesse otakienne), mais dans Ponyo sur la Falaise tout m'a semblé encore plus subtil, encore plus juste, avec de surcroît cette qualité visuelle hallucinante et ce rythme de narration trépidant, alors même que je croyais qu'il serait impossible pour Miyazaki de faire mieux que ce qu'il nous avait déjà offert. Pourtant c'est bien ce dont nous sommes témoins aujourd'hui : le même homme, les mêmes thèmes et le même style, mais avec toujours plus de force, toujours plus de maîtrise, toujours plus de sagesse. Et je ne doute pas un instant qu'à l'avenir, si nous avons la chance de voir un énième nouveau film de ce génie, il sera tout simplement, encore une fois, meilleur que le précédent. Papi Miyazaki, il est bon comme du bon vin.

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P.S : Comme d'habitude avec Joe Hisaishi, la musique est extraordinaire avec, entre autres, une étonnante reprise de La Chevauchée des Valkyries de Wagner et un générique de fin, dèjà culte dans les cours d'écoles japonaises, qui vous restera en tête pendant plusieurs semaines. Ponyo Ponyo Ponyo...

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Commentaires

    Salut mon denis,

    à la sortie du ciné mercredi je me suis dit que tu devais déjà avoir en tête des éléments pour ta critique. Et je me suis dis aussi que de toute façon tout pourrait être résumé au constat suivant: ce film est génial.
    En fait c'est plutôt une constante chez Miyazaki, chaque film est un peu mieux que le précédent. Films précédents qui frôlaient déjà avec la perfection. Ça devient énervant, avec le papi de l'animation japonaise après chaque nouveau film on se dit que celui la c'est le meilleur... jusqu'au prochain!
    Sinon ben écoute t'as tout dit, mais on pourra jamais trop insister sur le fait que oui même sans image de synthèse on peut arriver avec une qualité d'image à en pleurer! Je me dis que chez Ghibli les dessinateurs doivent faire les 3-8 et pas beaucoup dormir la nuit!
    Concernant ton auto-débat sur les notions d'objectivité-subjectivité je dois t'avouer que même si c'est intéressant ça n'a pas d'intérêt dans ton article sur ponyo et ca aide pas à se lancer dans la lecture de la critique.
    De plus c'est le genre de question qui se développe sans fin et qui mériterai d'avoir son propre "post" sur le blog.
    Voila c'est tout, bisous!

    Ponyo ponyo, ponyo ponyo ponyo...

    Posté par Flippin' heck!, 11 avril 2009 à 12:41
  • C'est vrai que mon introduction, en forme de pseudo réflexion au rabais, est totalement inutile et même un poid inconvenant dans la structure de cet article déjà bien long. Je vais peut-être la supprimer mais j'hésite un peu : dans le cas où je le ferais, je devrais aussi enlever la petite blague sous la photo de Fujimoto... et ça, ça me ferait un peu mal au coeur, bouhouhou.

    Posté par Deuz, 11 avril 2009 à 14:28
  • Je suis d'accord avec Flippin' Heck (qui devrait lâcher son marteau de temps en temps, ou changer de lien).
    Et pourquoi tu ne créerais pas une rubrique supplémentaire du genre "Commentaires qui n'ont à voir avec rien en particulier et tout en général", où tu placerais tes considérations sur objectif/subjectif, biscotte/tartine, chocolat au lait/chocolat noir, AC/DC, trotinnette/rollers, etc ?
    Une suggestion comme ça...
    Pour en venir à "Ponyo sur la falaise", j'ai une question : le film est-il accessible aux enfants de 3 ou 4 ans ? Ou c'est quand même un peu compliqué pour eux ?
    Bises.

    Posté par Phibe, 14 avril 2009 à 09:11
  • Et voilà, j'ai supprimé la partie relou (enfin, la plus relou) de mon article. Merci pour vos commentaires et vos conseils avisés qui vont rendre cette page bien meilleure. Quant à Ponyo, je pense qu'il est totalement accessible aux enfants de 3 ou 4 ans. Le film n'est jamais violent ou effrayant, on n'y trouve pas de personnages comme L'homme sans visage de Chihiro, qui peuvent secouer les plus jeunes. Néanmoins, le scénario quasi inexistant et l'enchaînement rapide de passages assez différents promettra quelques "Et pourquoi là ? Et pourquoi ça ?" à la fin de la séance. Mais cela fait partie des inévitables à cet âge là. Dans tous les cas, le film n'est pas plus compliqué qu'un Disney ou autre Dreamworks, même beaucoup plus simple et direct (et sans les blagues salaces d'un Shrek ou les allusions sexuelles d'un Age de Glace 2, hallelujah).

    Posté par Deuz, 14 avril 2009 à 11:42
  • Ca y est, enfin vu ^^ Personnellement,je ne me sens pas capable de dire que tel ou tel film de Miyazaki est meilleur qu'un autre : les standards de qualité présents dans ses films, que ce soient en termes d'animation, de scénario, ou tout simplement d'imaginaire sont à chaque fois à des années lumière de tout ce qui se fait chez la concurence... C'est comme tu le dis dans ton intro : c'est juste qu'un film va plus te parler qu'un autre, il ne sera pas forcément "meilleur" mais ce sera ton préféré Visiblement, pour toi, c'est Ponyo, moi je continue d'idôlatrer Mononoke et le château Ambulant, question de sensibilité !
    Et bizarrement, un de mes films préférés issus des studios Gibhli n'est pas de Hayao Miyazaki mais de Goro, son fils... oui oui je continue de penser que Les Contes de Terremer est un film splendide complètement incompris, injustement descendu par les critiques <.<
    Ah oui, et sinon, t'as oublié une ressemblance entre Ponyo et Totoro : leur tronche de cake XD Quand Ponyo est mi-poisson, mi-humaine, elle a vraiment le même regard de fou que Totoro, elle fait super peur (avec ses pattes de canard <.<)

    Enfin, je continue d'être stupéfait par le côté effrayant des films de Miyazaki : la magie n'y est jamais présenté comme bonne ou mauvaise, on a souvent du mal à saisir la tonalité des scènes incluant de la magie : est-ce que ce qu'on voit est une bonne chose, ou est-ce que ça craint pour le héros ? La réponse ne semble jamais là, et c'est sans doute ce qui fait toute la complexité de l'univers de Miyazaki... Mais en tant que gosse, j'aurais peur assez souvent quand même... contrairement aux héros de ses films : en permanence émerveillés devant la grandeur et la puissance de ces phénomènes hallucinants, mais jamais effrayés pour un sou
    La magie, c'est puissant :p

    Posté par Bobobiwan, 14 avril 2009 à 22:48

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